Le
duché de Luxembourg en exil
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| Quel
est ce Luxembourg ? |
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Lorsque
sous Louis XIV, Saint-Simon écrit : " A mon
retour de la Trappe, (...), je tombais dans une
affaire qui fit grand bruit et qui eut pour moi
bien des suites.
M. de Luxembourg, fier de ses succès et de l'applaudissement
du monde à ses victoires, se crut assez fort pour
se porter du dix-huitième rang d'ancienneté qu'il
tenait parmi les pairs au second, et immédiatement
après M. d'Huzes ".
De quel duc Saint Simon parle-t-il puisque le
duché de Luxembourg est supprimé depuis le XVe siècle
et annexé aux états bourguignons de Flandre ? (Le
Grand duché de Luxembourg ne sera recréé qu'en 1815
pour former l'état moderne que l'on connaît aujourd'hui).
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Le
mémorialiste parle du duc de Piney, nom
d'un village du territoire qui s'appellera jusqu'à
la révolution Piney-Luxembourg.
Ce duc de Piney, primitivement comte de Brienne
sera le plus grand seigneur du territoire du
XVe siècle à la Révolution.
Il est le descendant direct des anciens ducs
de l'actuel Etat de Luxembourg, Etat dont
les ducs de Piney se déclarèrent prétendant à
la succession s'il avait du être recréé à cette
époque.
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La
création du duché de Luxembourg en exil
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Hôtel
du Luxembourg
à Piney
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Les
ducs de Luxembourg s'installèrent dans la Région
en épousant l'héritière du comté de Brienne(-le-Château).
Une baronnie de ce comté, celle de Piney fut érigée
par Henry III en duché pairie, le plus haut
titre de la noblesse en France , sous le nom de
Piney-Luxembourg.
Ce duché englobait au moment de son apogée sur le
territoire de l'actuel Parc, les villages d' Amance,
Brévonnes, Champ-sur-Barse, Géraudot,
Lesmont, Onjon, Pel-et-Der, Piney,
Puits et Nuisement, Rouilly-Sacey,
Val d'Auzon, Vauchonvilliers, Vendeuvre
auxquels il faut ajouter les seigneuries du comté
de Brienne : Brienne la vieille, Brienne-le-château,
Jessains, Précy-saint-Martin, St-Léger, Unienville
qui restaient mouvant et étaient rattachés ou non
au duché de Piney-Luxembourg. |
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| Du
tapissier de Notre-Dame au Grand Orient de France |
Durant
leurs 350 ans de Présence, les ducs de Luxembourg-Piney,
marquèrent le territoire de leur emprise et on retrouve
fréquemment sur les églises ou les monuments le
Lion des armes de Luxembourg. Lion qui sert
toujours de blason à Brienne et Piney
en souvenir de leurs anciens seigneurs.
La dernière descendante des Luxembourg fut une fille
qui épousa un Montmorency. Celui-ci pris le nom
et les armes de la famille de sa femme et entra
dans l'histoire sous le nom de Maréchal de Luxembourg,
duc de Piney.
Il fut l'un des plus grands capitaines de Louis
XIV et surnommé le tapissier de Notre Dame,
pour avoir couvert la cathédrale de Paris de drapeaux
pris à l'ennemi.
Son dernier descendant, le dernier duc de Piney,
ouvrit les Etats Généraux de 1789 comme président
de la Noblesse. |
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Il
mourut en exil
au Portugal en 1802 et le souvenir du duché français
de " Luxembourg " en Forêt d'Orient disparaissait.
Sa plus belle richesse, le sud de la Forêt d'Orient que
l'on nommait Orient de Piney, fut intégrée au domaine
national sous le nom de forêt du "Grand Orient".
Ce duc de Luxembourg-Piney avait fondé l'ordre maçonnique
du Grand Orient de France, et le Second consul Cambacéres
qui inscrivit cette forêt au domaine public lui avait
succédé à la tête de l'Obédience maçonnique.
13 ans plus tard, l'actuel Grand-Duché de Luxembourg
était recréé. |
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Sylvain Michon PNRFO © PNRFO
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