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Institutions
religieuses et militaires en Forêt d'Orient au Moyen-âge
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| La
forêt source de vie religieuse |
Afin
de mieux connaître le patrimoine architectural de la contrée,
nous vous proposons de cheminer à notre suite sur les
routes pour mieux apprécier les abbayes qui jalonnent
le Parc naturel régional de la Forêt d'Orient.
Le nombre de prieurés, quant à eux, représentent
le pouvoir temporel d'une abbaye.
Notons également l'existence d'ordres militaires
qui installent leurs bases arrières, indispensables à
leur essor. Avant toute chose, cette entité naturelle
est un atout au Moyen Age pour diverses raisons. Outre
le fait que la forêt témoigne d'un pouvoir réel et symbolique
provenant du comte de Champagne, cette terre forestière
devient une réalité du pouvoir que s'approprient lentement
les institutions ecclésiales. |
Cloître
de l'Abbaye de Basse-Fontaine (bois de Brienne-le-Vieille)
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Ressources
indispensables à
la vie comme le bois de chauffage, de production pour
la transformation des minerais, d'extraction pour les
minerais et minéraux, zone également de détente par la
pratique de la chasse, elle est également, dans une moindre
mesure, une zone de peurs et de tensions où l'évangélisation
a du mal à se réaliser.
C'est sur ce terreau fertile, vide d'homme que
s'installent les abbayes. |
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| De
nombreux Ordres présents |
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Rappelons
en tout premier lieu, la spécificité de l'abbaye
dans les institutions de l'Eglise.
Une abbaye est un monastère où le supérieur abbé
dispose d'un pouvoir autonome. Cette communauté de moines
vit sa foi en suivant une règle à laquelle les moines
font référence quotidiennement.
Il en est ainsi de l'abbaye de Montiéramey installée
le long de la Barse depuis 837, qui vit au rythme de
la règle de Saint Benoît.
En 1112, trois prêtres s'installent près de Trannes,
sur la rive droite de l'Aube, afin de respecter les
préceptes de vie de Saint Augustin : ainsi naît la communauté
de chanoines de Beaulieu.
Un troisième ordre obéissant à la règle cistercienne
s'installe dans une forêt nommée Buxy ayant la particularité
d'être traversée par la Barse non loin de Lusigny
; il s'agit de Larivour.
Observons que trois ordres différents sont présents
dans cette contrée affirmant la valeur de cette forêt.
Quant aux communautés de religieux non érigées en abbayes,
nous les appelons des prieurés. Ces derniers
sont présents sur le territoire en question témoignant
par la même occasion du pouvoir temporel de l'abbaye-mère.
Il en est ainsi des prieurés dominés par Montier en
Der présents à Saint Léger, Brienne et
Rosnay. L'ordre de Robert de Molesme est présent
par l'entremise de son prieuré à Radonvilliers.
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St
Bernard de Clairvaux,
fondateur de l'Abbaye
de Larivour
(statue bois, église
de Radonvilliers)
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vitraux
de l'église
de Brienne-le-Château, XVIe
siècle
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rétable
de l'Eglise de Géraudot
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| Templiers,
Hospitaliers et Teutoniques |
sceau
des Templiers
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Lorsque
nous cheminons à travers la Forêt d'Orient, il apparaît
difficile de ne pas évoquer le nom qui unit l'espace végétal
et l'ordre militaire ; il s'agit du lac du Temple.
Les Templiers donnent à une forêt un nom en toute
logique car ayant été créés par un chevalier issu du diocèse
; Hugues de Payns en 1129 par le concile de Troyes,
ces Templiers se développent dans une contrée vide d'hommes
mais riche au demeurant.
Ayant la mission de combattre pour la foi chrétienne,
ces militaires installent à Géraudot, puis à Rosnay,
une commanderie nécessaire à leur périple, une
grange à Villiers le Bois indispensable pour la
transformation de la matière, notamment le fer, source
de puissance et de richesse à l'époque féodale.
Enfin terminons notre pérégrination par Beauvoir
qui vit s'épanouir l'ordre Teutonique grâce à l'impulsion
des comtes de Brienne dès 1192 et à Géraudot où
s'installèrent les Hospitaliers connus aujourd'hui sous
le nom de chevaliers de Malte. |
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Abel
Lamauvinière, conseiller scientifique du PNRFO © PNRFO
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