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Les
voies romaines : 2000 ans à notre service
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| Les
voies romaines au service de l'Armée |
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Le
Parc est ceint d'une frontière naturelle formée
par les levées des voies romaines. Tracées par l'autorité
militaire pour contrôler la Gaule conquise et envahir
la Grande-Bretagne et la Germanie, rehaussées pour que
les Légions puissent toujours avancer même en cas d'inondation,
les voies romaines sont construites aussi droit que possible
dans un mortier de grève et de chaux, qui les rend
presque indestructibles (1er siècle).
Ces routes, après la pacification devinrent les veines
d'implantation des populations attirées par les richesses
qu'elles transportaient (2e au 4e siècle). |
| Les
voies romaines recréent le monde |
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Après
les grandes invasions (5e siècle) et la reconstitution
de l'Empire par Charlemagne (9e siècle), autour
de ces voies s'implantèrent les grandes abbayes,
Montiéramey (9e siècle), Larivour (11e siècle),
Beaulieu (12e siècle), dont les moines défrichèrent
le territoire alentour et créèrent autour d'elles une
nouvelle économie.
Ces voies enrichies de nouvelles routes voient la région
se hisser au firmament économique grâce aux foires de
champagne (12e -14e siècle) qui feront de la région
la capitale de l'économie-monde, la New-York du Moyen
âge.
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| Un
nouveau rôle |
Après
la disparition des principautés et durant la centralisation
de la monarchie (16e -17e siècle), les voies romaines
perdent de leur attrait au profit de nouvelles routes
commerciales rayonnant entre Paris, la capitale politique
(étendue à Versailles) et Lyon, la capitale économique.
La création du tissu des routes royales sous Louis
XV (nos actuelles routes nationales) est un coût de grâce
pour les voies romaines, soit les nouvelles routes longent
les anciennes (ex . D. 960 Troyes, Piney Brienne) soit
elles se superposent (RN 19 de Troyes à Vendeuvre).
La prestigieuse voie Marc Agrippa qui traverse
l'est et le nord du Parc, est quant à elle abandonnée. |
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Pourtant
leur vie, plus modeste mais plus locale se poursuit
pour les survivantes. La paysannerie est à son
firmament économique en la fin du règne de Louis XV,
désormais largement pourvue de chevaux, de boeufs et
de lourds chariots, elle se sert des antiques voies
indestructibles pour ses déplacements à travers champs.
L'armée Américaine qui s'installera à Brienne-le-Château
sur la base aérienne de l'Otan après la seconde guerre
mondiale, renoncera à araser la voie Agrippa qui la
longe après avoir mis trois jours à la percer avec l'aide
de bulldozers.
Menacées par les remembrements successifs de
ces trente dernières années, les voies romaines du territoire
du Parc ont été classées, le 5 août 1982, à l'initiative
du Parc naturel régional à l'Inventaire Supplémentaire
des Monuments Historiques
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Sylvain
Michon PNRFO © PNRFO
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